Press Release – 29/10/2009
Les membres du Processus de Kimberley (PK) se doivent d'agir de toute urgence au vu des preuves accablantes de la non-conformité du Zimbabwe aux exigences minimales du système de certification des diamants bruts, déclarent ce jour des groupes de la société civile, peu avant le commencement de la réunion annuelle du PK en Namibie.
La Coalition de la société civile pour le Processus de Kimberley, composée notamment des organisations Global Witness, Partenariat Afrique Canada et Green Advocates (Liberia), prévient que l'absence de décision quant au statut du Zimbabwe compromet la crédibilité du système de certification et réduit les chances de parvenir à éradiquer le commerce de diamants du conflit.
Depuis la découverte en 2006 d'importants gisements de diamants alluviaux à Marange, dans l'est du Zimbabwe, le secteur des diamants ne fait l'objet d'aucun contrôle et les communautés vivant dans les zones de gisements de diamants et à proximité sont durement touchées par toute une série de mesures brutales visant à redonner à l'État le contrôle de la région. Les autorités n'empêchent pas les militaires de perpétrer différents abus et de profiter du commerce illicite de diamants, laissant se produire des actes de pillage et de violence connexe à l'encontre des civils, voire même les encourageant.
« Ce qui se passe actuellement au Zimbabwe va à l'encontre de l'esprit et des règles du Processus de Kimberley. Lors de la réunion de la semaine prochaine, les gouvernements membres doivent se mettre d'accord pour interdire au Zimbabwe d'importer et d'exporter des diamants bruts », a déclaré Annie Dunnebacke, de Global Witness. « Mais cette suspension ne pourra à elle seule résoudre tous les problèmes auxquels la région de Marange est confrontée : les membres du PK doivent par ailleurs travailler étroitement avec le Zimbabwe pour s'assurer que les promesses d'une réforme deviennent réalité. »
« Le Zimbabwe doit de toute urgence mettre en œuvre les recommandations émises par la mission d'examen du Processus de Kimberley qui s'est rendue dans le pays en juin dernier », a précisé Susanne Emond, de Partenariat Afrique Canada. « Les autorités doivent démilitariser les gisements de diamants de Marange, mettre en place de bons contrôles internes et exiger des comptes aux responsables des atteintes aux droits de la personne commises dans la région. »
L'absence de mesures concrètes relatives au Zimbabwe a également contribué à distraire les gouvernements des autres dossiers qui nécessitent une attention urgente de la part des membres du PK. Le rapport d'un Groupe d'experts de l'ONU sur la Côte d'Ivoire publié cette semaine révèle une hausse de l'exploitation des diamants dans le nord du pays, région qui est toujours placée sous le contrôle militaire du groupe rebelle des Forces nouvelles.
Les diamants du conflit ivoiriens continuent d'être exportés malgré les sanctions de l'ONU et sont blanchis à travers le commerce légitime du PK en passant par les États voisins et des centres de négoce internationaux - de pays membres et non membres. Alors que les Forces nouvelles continuent de profiter de ce commerce illégal, l'ONU signale que des éléments de ce groupe sont en train de se réarmer.
Alfred Brownell, de Green Advocates, a déclaré : « L'inadéquation de la réaction des gouvernements à ces dossiers souligne combien il est urgent de réformer le Processus de Kimberley. À l'heure actuelle, toutes les mesures prises en temps voulu sont constamment entravées par une procédure inefficace et obstructionniste - cela doit impérativement changer si l'on veut que le système de certification réalise son potentiel et remplisse son mandat. »
Les responsables de campagne mettent en évidence plusieurs domaines dans lesquels une réforme s'impose :
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Contact :
En Namibie : Annie Dunnebacke ; +44 7912 517 127, adunnebacke@globalwitness.org / Elly Harrowell ; +44 7703 108 401 / Susanne Emond ; +1 613 882 6778; semond@pacweb.org
À Londres : Mike Davis ; +44 7872 600 860; mdavis@globalwitness.org
Notes:
Environmental groups call on French shipping company Delmas to cancel shipment of precious wood from Madagascar
Global Witness and the Environmental Investigation Agency (EIA) today called on French shipping company Delmas to cancel a shipment to China of hundreds of tons of rosewood from the port of Vohémar, in northeastern Madagascar. The campaign groups accuse the company of facilitating the destruction of Madagascar’s last remaining forests caused by vast illegal logging of rosewood.
Open letter to Delmas shipping company raises concerns over rosewood shipments from Madagascar
An open letter from Global Witness and the Environmental Investigation Agency (EIA) to Delmas shipping company expressing grave concerns at its involvement in the transport of timber from Madagascar which has been declared illicit by the Malagasy authorities. The groups accuse Delmas of facilitaitng the destruction Madagascar's remaining rosewood forests through illegal logging.
Link between Angolan president's son-in-law and state oil company raises questions about transparency
The son-in-law of the Angolan president has been nominated to the board of a holding company that owns a third of the Portuguese oil firm Galp Energia, which has investments in Angola. The nomination was made by the State oil company, Sonangol, which is responsible for managing Angola's oil on behalf of its citizens. This arrangement raises concerns about conflicts of interest to which Sonangol has not responded.
DR Congo: ex-rebels take over mineral trade extortion racket
Former rebels from the Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) have established mafia-style extortion rackets covering some of the most lucrative tin and tantalum mining areas in the eastern Democratic Republic of Congo (DRC), Global Witness reported today following four weeks of research in the region.
Global Witness concerned at choice of new Ukraine energy minister
Global Witness is concerned that Yuri Boyko, a controversial figure from the murky past of Ukraine’s gas industry, has been put back in effective charge of a key gas supply route from Russia to the European Union.
Landmark oil and mining transparency initiative faces credibility test as key deadline passes
The Extractive Industries Transparency Initiative (EITI), a pioneering initiative to bring more openness to the world's oil and mining industries, faces a major credibility test after 20 out of 22 countries failed to meet a key deadline today.
Global Witness urges Cambodia’s donors to condemn sponsorship of military units by private businesses
Aid donors to Cambodia, including the US, EU, Japan, China and the World Bank, should send a strong message to the government that they will not countenance the bankrolling of Cambodia’s military by private businesses. This call follows the announcement last week by Cambodian Prime Minister Hun Sen of the formation of 42 official partnerships between private businesses and Cambodian military units.
A near miss? Lessons learnt from the allocation of mining licences in the Gola Forest Reserve in Sierra Leone
Between 2005 and 2007, two mining licences were issued in the Gola Forest Reserve in Sierra Leone, even though the area was a proposed national park. This new report identifies weaknesses in Sierra Leone's natural resource governance and attempts to draw lessons for the future.
Parliamentary committee report on libel, privacy and press freedom not strong enough to defend public interest reporting
A report on press standards, privacy and libel makes broadly sensible recommendations but does not go far enough to allay fears that England's laws are a barrier to public-interest campaigning.
Campaigners criticise proposals to define palm oil plantations as forests
The Ecosystems Climate Alliance today criticised the EU and Indonesia for attempting to reclassify palm oil plantations as forests, saying this would be a step backwards in efforts to halt climate change though preventing deforestation.
28 countries accused of facilitating money laundering … but key offenders missing
An international financial crime watchdog has named and shamed countries that are failing to stop dirty money entering the financial system, a move welcomed by Global Witness. However, conspicuously absent are major financial centres and secrecy jurisdictions, many of which also have serious weaknesses in their anti-money laundering regulations.