

Press Release – 04/06/2008
Geste de la Côte d’Ivoire pour la transparence encourageant
La publication des données financières par le gouvernement ivoirien sur le secteur du cacao
est une initiative encourageante, mais qui doit avoir lieu régulièrement, a déclaré aujourd’hui
Global Witness.
La Côte d’Ivoire est le plus gros producteur mondial de cacao destiné à l’industrie
chocolatière. Les revenus du cacao ont joué un rôle clé dans le financement du conflit
ivoirien depuis 2002.
La semaine dernière, le gouvernement ivoirien a rendu public pour la première fois des
données sur les revenus générés par les prélèvements sur le secteur cacao ainsi que leur
utilisation. Ces informations pour la période 2006-2008 ont été publiées sous forme de
communication au Conseil des Ministres. Des données sur le secteur énergétique ont été
également publiées.
“C’est une étape majeure, qui a certes tardé, vers la transparence et la responsabilité dans le
secteur ivoirien du cacao. Mais pour être efficace, cela ne doit pas s’arrêter là. Il faut une
publication régulière de ces données,” déclare Patrick Alley, directeur de Global Witness.
En 2007, Global Witness a publié un rapport, Chocolat chaud : comment le cacao a alimenté le
conflit en Côte d’Ivoire, qui révélait comment plus de 118 millions de dollars issus du commerce du
cacao ont financé l’effort de guerre des deux parties dans le récent conflit armé en Côte d’Ivoire.
Chocolat Chaud documentait également la tendance du secteur du cacao ivoirien à la mauvaise
gestion des revenus, à l’opacité des comptes, à la corruption et au favoritisme politique.
Tout au long de l’année, Global Witness a demandé plus de transparence et de responsabilité
de la part du gouvernement et des institutions de la filière cacao, ainsi que de l’industrie du
chocolat.
A la lumière de cette nouvelle initiative du gouvernement, Global Witness appelle les
compagnies qui achètent du cacao en Côte d’Ivoire à ne plus tarder et à publier ce qu’elles
paient aux institutions de la filière cacao et au gouvernement. “Accroitre la transparence du
gouvernement et des institutions de la filière cacao est juste la première étape. Les
compagnies doivent faire de même maintenant, afin que le peuple ivoirien ait une image
complète et puisse réconcilier les paiements avec les reçus pour vérifier que l’argent ne
disparait pas,” déclare Alley.
Le rapport, Chocolat chaud : comment le cacao a alimenté le conflit en Côte d’Ivoire, peut être
consulté dans son intégralité à l’adresse www.globalwitness.org
Pour tout renseignement complémentaire, contacter :
Maria Lopez +44 207 561 6389
Note à l’attention des équipes de rédaction
Global Witness est une organisation non gouvernementale indépendante qui enquête sur les liens
entre l’exploitation des ressources naturelles, les conflits et la corruption, et qui mène des campagnes
dans ce domaine.
Toutes les publications de Global Witness peuvent être consultées à l’adresse www.globalwitness.org