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Minerais du conflit

Les groupes armés se servent des minerais du conflit pour financer la violence et l’insurrection. Les travaux de Global Witness sur ce thème sont actuellement axés sur la République démocratique du Congo (RDC), qui est depuis plus de dix ans en proie à des combats encouragés par le commerce de minerais précieux. Des millions de personnes sont mortes, et de nombreuses autres ont été déplacées.


Les principaux minerais exploités au Congo sont au nombre de quatre : la cassitérite (minerai d’étain), le coltan (minerai qui permet d’obtenir un métal rare, le tantale), la wolframite (minerai de tungstène) et l’or. Le commerce illicite dote chaque année les groupes rebelles et les unités de l’armée nationale de dizaines de millions de dollars, qui leur servent à acheter des fusils et à renforcer leurs campagnes rivales.



L’industrie de l’électronique est l’une des principales destinations de ces métaux, qui entrent souvent dans la fabrication de téléphones et d’ordinateurs portables ainsi que d’autres produits de consommation. L’étain sert à fabriquer des soudures pour les circuits imprimés électroniques ; le tantale, des condensateurs, de minuscules pièces servant à stocker l’électricité ; le tungstène fournit la fonction de vibration des téléphones portables ; et l’or est employé par l’industrie de l’électronique comme revêtement des fils électriques.


Les prix mondiaux de ces métaux sont en hausse depuis un an, incitant d’autant les groupes armés dans l’est du Congo à cibler le contrôle des mines ou à y maintenir leur mainmise.


Global Witness exhorte le gouvernement de la RDC à démilitariser le secteur minier. Nous appelons également les gouvernements donateurs et les entreprises du secteur de l’électronique à prendre des mesures à leur niveau pour contribuer à remettre de l’ordre dans ce commerce meurtrier en soumettant leurs chaînes d’approvisionnement à des contrôles adéquats.